Contrastes sonores à Renens

Lorsque l’on vous dit Renens, à quoi pensez-vous ?

Une ville proche de Lausanne…

Mais surtout qu’est-ce que vous pensez entendre ?

Pour vous, je ne sais pas… Par contre de mon côté, je m’attendais aux moteurs des voitures, aux sifflements des trains, aux gens qui parlent dans tous les sens, aux bruits permanents… Enfin bref, une ville.

Alors je suis partie, accompagnée de Sean et David, arpenter ce bitume. J’ai bien entendu tout ce que j’ai mentionné auparavant, mais à ma surprise, je ne me suis pas focalisée dessus. En fin de compte, j’ai fait abstraction de ces bruits devenus habituels. Pourtant, ces derniers représentent la vie de Renens-Gare et ce qui s’y passe. Ce train qui arrive et qui peut vous amener à Genève ou bien, peut-être, choisirez-vous celui qui part pour Yverdon. Tout cela fait partie d’une gare qui elle-même appartient à une ville et, forcée de constater que, dans toutes les villes, c’est la même chose ; les gens courent partout, parlent dans tous les sens, se dépêchent pour finalement rater leur train. Et voilà que l’on entend à nouveau une annonce :

« Attention au passage d’un train sur voie 2 ! »

C’est l’effervescence et cela ne s’arrête jamais. Les gens arrivent et repartent, tout comme les trains et le tsol.

Cependant, je ne m’attendais pas à la suite de notre expérience. Nous avons continué à marcher sans trop savoir où nous allions. Je devrais quand même préciser que notre point de rendez-vous était les Archives cantonales. Alors nous descendions dans leur direction en passant, faut bien le dire, par les rues, routes et chemins qui nous attiraient. Et, c’est de cette manière que la surprise a commencé… A seulement quelques rues de la gare si mouvementée qu’elle était, nous avons atterri dans un quartier calme. Mais quand je dis calme, cela veut dire très calme. Pas un bruit plus haut que l’autre, nous nous entendions marcher et cela donnait l’impression d’être des intrus au milieu de ce décor. C’était un quartier résidentiel avec des jardins qui possédaient toboggans, balançoires, cabanes à oiseaux, potagers… enfin bref ce que l’on trouve dans les villages. Mais à ce moment précis, je me trouvais à Renens. A Renens-Gare !!!

Honnêtement, si on me l’avait dit, je ne l’aurais pas cru et mes compagnons de découverte non plus. Ce changement était brutal, presque trop brutal pour être vrai. Mais on ne rêvait pas, ce qu’on entendait c’était bel et bien le chant des oiseaux, seul obstacle au silence qui régnait. Imaginez-vous à notre place, auriez-vous réagi comme nous ?

Après cela, la ville de Renens semblait différente, je posais un autre regard. Elle m’avait surprise ! Finalement, je me souviens plus de cet étonnement que des bruits standards que certaines personnes peuvent trouver dérangeants.

Virginie Gruaz 2M07

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30 janvier 2015
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