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Gymnase de Morges

Marianthi Tsingos

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Filière suivie au gymnase et année d’obtention du titre :
Option spécifique : Philosophie et Psychologie.
Option Complémentaire : Sport
Année de Maturité : 2006

Parcours : Présentez-nous votre parcours depuis la fin du gymnase en quelques dates
L’été qui a suivi la maturité, j’ai emménagé dans un quartier populaire d’une ville que je ne connaissais pas encore, Genève.
Octobre 2006 : premiers cours à l’Université de Genève, Faculté de Médecine. Un semestre long et difficile m’attend. Premier échec devant ce tableau d’affichage des résultats d’examens. Effervescence autour de moi, quelques uns pleurent, peu ont réussi. J’ai raté ce premier module. Je hais la médecine ainsi que Genève.
Septembre 2007 : après avoir validé mon deuxième semestre, je décide de représenter le premier. J’étudie, je ne pense plus, j’étudie…il fait froid, j’ai maigri. A nouveau face à ce tableau d’affichage devant lequel certains pleurent et peu ont réussi. Et pourtant ça y est, c’est fait. Je rentre en deuxième année.
Juin 2010 : Obtention d’un Bachelor en médecine.
Automne 2010 : Je suis nommée assistante d’enseignement en sémiologie pour un semestre.
Mars 2010 : Je deviens veilleuse dans un D2 pour personnes âgées, où aujourd’hui encore, j’effectue des gardes de nuit et jours de week-end. Aujourd’hui : Je suis en 5ème année. J’ai effectué différents stages dans différents services en Suisse et ailleurs. Expériences riches qui savent me conforter, quand le doute s’installe, dans mon choix d’études.

Projection à 18 ans : Comment imaginiez-vous votre avenir à 18 ans ? La réalité d’aujourd’hui correspond-elle ou non à vos projets de l’époque ?
A 18 ans, je me réjouissais de « devenir grande ». J’imaginais que l’entrée à l’université allait tout changer, que le « monde adulte » était forcément plus mature que l’actuel. On m’avait dit : « tes années d’université seront les plus belles ». J’imaginais qu’on allait continuer à stimuler mon esprit critique et que je finirais dans l’humanitaire à l’autre bout du monde.
La médecine m’a appris beaucoup de choses dont la rigueur et la discipline de travail, mais je crois pouvoir dire sans offenser personne qu’elle se préoccupe peu de stimuler ses étudiants à rester ouverts, critiques, curieux. En cela, j’ai été beaucoup déçue et j’ai remis plus d’une fois mes études en question. Cependant, j’ai toujours envie de devenir une bonne pédiatre et de faire quelques années dans l’humanitaire. La différence : moins d’illusions quant à combien on peut ou non « changer le monde ». Moins d’illusions quant à l’implication du monde adulte sur les problèmes de ce monde.

Le gymnase : Quel souvenir gardez-vous du gymnase ? Que vous a-t-il apporté dans votre vie (professionnelle et privée) ?
Le gymnase m’a apporté bien plus que ce à quoi je m’attendais à la sortie de l’école obligatoire : une précieuse connaissance générale, un sens de la critique et un goût pour les différences. J’ai eu la chance de rencontrer des enseignants qui ont su nous transmettre ces valeurs et qui reconnaissaient dans le doute et le questionnement une grande richesse (chose que ma faculté dénigre très souvent). Et puis du gymnase, je garde des amis incroyables et le souvenir d’un temps qu’on avait pour être ensemble, rire et refaire le monde.

Conclusion : Qu’aimeriez-vous transmettre aux gymnasiens et/ou aux enseignants d’aujourd’hui ?
Chers Gymnasiens, ce qui vient après arrive bien assez vite. A la fin, on a envie de quitter le gymnase, de partir, c’est normal. Mais essayez de profiter de ce temps où votre culture générale est peut-être à son apogée avant de rentrer dans le monde des spécialistes.


« Lorienne Thüler

Ludivine Triponez »

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